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La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, adoptée en septembre 2018, a renforcé la responsabilité des salariés dans la construction de leur propre parcours de formation. Toutefois, ce nouveau Céreq Bref révèle que le simple souhait de se former ne suffit pas à garantir l'accès à la formation. L'environnement créé par l'entreprise, tel que le budget alloué à la formation, l’information des salariés sur les dispositifs existants et l'accompagnement dans leur démarche, joue un rôle décisif. L'étude, basée sur l'enquête Defis et utilisant une méthode de modélisation économétrique, met en lumière le processus allant de la construction des aspirations à la formation à l'accès effectif à celle-ci.

Les résultats de cette nouvelle étude montrent que les salariés ayant exprimé le souhait de se former sont plus nombreux à suivre une formation (62 %) que ceux qui n'en ont pas exprimé le souhait (50 %).

Cependant, l'aspiration des salariés à se former est largement influencée par l'environnement professionnel :
Les salariés en contrat temporaire ont 8 % de chance de moins que ceux en CDI d’exprimer un souhait de formation.
Ceux qui travaillent dans des entreprises qui consacrent une part importante de leur masse salariale à la formation, sont plus susceptibles d'aspirer à se former.

Mais la concrétisation de ces souhaits dépend de l’organisation régulière par les entreprises d’entretiens professionnels et/ou de la diffusion d’information sur la formation.
70 % des salariés ayant participé à un entretien professionnel ont suivi une formation contre 35 % pour ceux qui n'en n’ont pas eu.
Les salariés ayant bénéficié d’information sur les formations sont 64 % à avoir suivi une formation contre 37 % pour ceux non informés.

L'étude révèle également que les inégalités d'accès à la formation persistent entre les salariés occupant des postes qualifiés et ceux occupant des postes non qualifiés.
Même lorsqu'ils aspirent à se former, les salariés en emploi non qualifié ont moins de chances d'accéder à la formation que leurs homologues en emploi qualifié.

Ces constatations soulignent la nécessité pour les entreprises d'investir dans leur rôle d'information et d'accompagnement pour concrétiser les aspirations de formation de leurs salariés. Elles doivent organiser des entretiens professionnels réguliers et fournir des informations sur les possibilités de formation pour aider les salariés à transformer leurs aspirations en actions de formation concrètes. L'étude appelle à une approche plus englobante de la formation professionnelle, qui tienne compte non seulement des aspirations des salariés, mais aussi du rôle des entreprises dans la facilitation de l'accès à la formation.

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