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selon l'étude QBE X Opinion Way

Paris, le 7 février 2023 – Confrontées à une multitude de crises, les PME et ETI françaises semblent favoriser une gestion de court terme au détriment d'une gestion des risques à plus long terme. La 7ème édition du baromètre QBE met en lumière que le niveau de risque n’a globalement pas diminué depuis la fin de la crise Covid ; 56 % des entreprises le trouvent inchangé par rapport à l’an dernier. Les dirigeants interrogés font désormais face à trois types de risques en moyenne – et 13 % les rencontrent tous (risques humains, de marché, matériels, réglementaires, financiers, immatériels).

Vandalisme, inflation, ou encore variation des prix de l’énergie… On constate que la conjoncture tendue et l’incertitude croissante ont un impact direct sur les risques vécus.


Top 3 des préoccupations en hausse cette année

  • 52% : la gestion des ressources humaines (+12 points)
  • 49% : les évolutions législatives et réglementaires imprévues (+18 points)
  • 32 % : le non-paiement de la part des clients (+12 points)

 

Entre inflation, réforme des retraites et guerres : un environnement de risques de plus en plus complexe pour les entreprises

Comme chaque année, les risques humains restent les risques les plus largement vécus par les entreprises et retrouvent même leur niveau de 2020, au début de la crise sanitaire (76%). Les dirigeants font face à deux fléaux en particulier : des difficultés de recrutement qui s’intensifient (59% contre 54% en 2022) et une forte augmentation des départs des collaborateurs clés (46% contre 35% en 2022). Dans le détail, les ETI ont aussi été assez majoritairement touchées par les conflits sociaux qui ont embrasé l’hexagone dès le début de l’année : les grèves contre la réforme des retraites ont eu des répercussions sur 1 ETI sur 3.

Entre inflation, réforme des retraites et guerres : un environnement de risques de plus en plus complexe pour les entreprises

En parallèle, les risques de marché et les risques réglementaires gagnent du terrain. A cause des tensions géopolitiques, du faible pouvoir d’achat, d’une augmentation de la concurrence et du risque de perte de clientèle, les risques de marché augmentent de 10 points cette année. Tandis que les risques réglementaires, en baisse l’année passée (37%), sont désormais vécus par plus de la moitié des entreprises (53%). Une augmentation de 16 points qui peut s’expliquer par une multiplication des réglementations qui ont bousculé le quotidien de nombreuses sociétés : la loi numérique, la loi anti-gaspillage ou encore la facturation électronique.  

Enfin, après avoir longtemps été sous-estimé, le risque cyber est désormais identifié par près d’1 entreprise sur 3 (29%, en hausse de 9 points). Un chiffre qui double même pour les ETI car 41% d’entre elles sont touchées cette année contre 24% en 2022. Néanmoins, 86% des entreprises s’estiment capables de gérer une cyber-attaque. Une confiance acquise grâce à la mise en place de sauvegardes régulières (71%) et à la sensibilisation des collaborateurs (70%). Après une année marquée par un fort développement de l’Intelligence Artificielle (IA), seules 2 entreprises sur 10 considèrent cette technologie comme une menace potentielle pour leur activité (21%).

Multiplication des risques : comment les entreprises s’adaptent-elles ?

Avec la recrudescence des risques, les entreprises sont amenées à devoir gérer plusieurs chantiers à la fois. L’étude révèle qu’elles sont avant tout focalisées sur les sujets conjoncturels tels que la hausse des prix des énergies (78%) ou celle des matières premières (64%). 

On note toutefois que deux chantiers de plus long terme font exception et ont d’ores et déjà été amorcés par les entreprises. En effet, les tensions géopolitiques, comme la guerre en Ukraine ou plus récemment le conflit israélo-palestinien, ont entraîné 37% des entreprises à diversifier leurs fournisseurs de matières premières. Aussi, la crise sanitaire ou les incitations gouvernementales comme le plan d’investissement France 20302 ont incité 15% des entreprises à relocaliser leurs productions.

Dans ce contexte, les dirigeants misent sur les assureurs pour les accompagner. En effet, 93% d’entre eux évaluent positivement la capacité de leur assureur à répondre aux futurs besoins de leur entreprise. Et de fait, la grande majorité des dirigeants (86%) n’ont pas prévu de rupture de contrat d’assurance. Un accompagnement notable qui leur permet d'aborder l'avenir avec optimisme puisque 84% d’entre eux sont confiants concernant les perspectives des 6 prochains mois.

Gestion des risques : un atout compétitivité identifié comme tel par seulement un tiers des entreprises

La majorité des dirigeants sont convaincus de la compétitivité de leur entreprise (96%). Et pour eux, celle-ci repose davantage sur les principes fondamentaux assurant sa pérennité comme la stratégie commerciale (64%), le positionnement (49%) ou les investissements (36%), en négligeant la gestion des risques.

Malgré une augmentation des niveaux de risque en tendance depuis le Covid, la gestion des risques est de moins en moins considérée comme un pilier de compétitivité. C’est le cas de seulement 29% des répondants cette année (baisse de 15 points). Finalement, la gestion des risques reste considérée comme une démarche trop complexe. Les principaux freins cités par les dirigeants sont le manque de temps (61%), le manque de ressources humaines qualifiées dédiées (53%) ou encore l’évolution constante des normes (48%).

Delphine Leroy, Directrice générale de QBE France, souligne : « La notion de risque est au cœur de la vie de l’entreprise. L'apparition d'un risque peut anéantir toute organisation, indépendamment de sa taille, de son domaine d'activité ou de son expérience. Il est donc crucial de savoir repérer, maîtriser et atténuer ces risques afin de maintenir l'agilité de l'entreprise et favoriser sa croissance dans un environnement en perpétuelle mutation ».

1 Étude réalisée par téléphone du 15 septembre au 3 octobre 2023 auprès d’un échantillon de 301 dirigeants, DAF, responsables en gestion de risques, d’entreprises privées de 50 à 4999 salariés. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de taille d’entreprise, secteur d’activité et région d’implantation. Les résultats ont été pondérés par ces mêmes critères.

2 https://www.economie.gouv.fr/france-2030#

 

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