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Les risques psychosociaux (RPS) font l’objet d’une attention toute particulière depuis ces dernières années. Nombreux sont ceux qui cherchent à mieux les définir, les comprendre ou encore les prévenir. Leur mise en lumière a d’ailleurs donné naissance à de nouveaux métiers, dont celui de « responsable de la santé et de la sécurité », nommé également « responsable QVT » ou « préventeur ». Angelica Barrero-Guinand, psychologue clinicienne chez Ifeel, dresse la fiche de poste de ce nouveau métier encore assez méconnu.

Identification du poste

Le préventeur – ou responsable de la santé et de la sécurité – est un professionnel qualifié en charge de l’élaboration, la mise en œuvre et la supervision des programmes et des politiques de santé et de sécurité sur le lieu de travail. Son métier s’articule autour de deux axes principaux :

   prévenir les accidents du travail, les blessures et les maladies professionnelles,
   assurer le respect des réglementations gouvernementales et promouvoir une culture de la sécurité au sein de l’entreprise.

Dans le cadre de ses fonctions, il doit analyser en permanence les conditions de travail afin de s’adapter au mieux aux changements, aux progrès des environnements de travail, mais également de la technologie.

Description du poste

« Chaque entreprise à sa propre définition de la QVT. De ce fait, chaque poste de préventeur peut se voir attribuer des missions propres à l’organisme dans lequel il se trouve », explique Angelica Barrero-Guinand.

Néanmoins, certaines tâches sont désormais souvent attribuées au préventeur :

   Il élabore et établit des politiques et des procédures relatives à la santé et à la sécurité dans l’organisation. Grâce à sa position, il est en capacité de répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise, tout en respectant les réglementations légales en vigueur.
   Il forme et sensibilise l’ensemble des équipes via des campagnes ou des activités éducatives par exemple. De ce fait, il valorise l’importance de la sécurité et de la santé au travail (bien-être en entreprise, équipements appropriés, gestion des urgences, environnement de travail…).
   Il effectue des évaluations complètes des risques professionnels. En identifiant précisément les dangers présents dans l’environnement de travail, il peut rapidement élaborer des stratégies pour les minimiser ou les éliminer efficacement.
   Le risque 0 n’existe pas et le préventeur peut être témoin d’un accident du travail. Dans ce cas de figure, il est de son devoir d’enquêter sur les causes de celui-ci pour, in fine, être en capacité de proposer des mesures correctives afin d’éviter que cette situation, ou un cas similaire, ne se reproduise.
   Le préventeur doit tenir un suivi rigoureux après chaque évaluation. Détails des incidents, dates des inspections de sécurité, formations dispensées ou encore conformité aux réglementations, les documents rédigés seront cruciaux pour les contrôles internes et externes.

Compétences requises

Le préventeur se doit d’être polyvalent et réactif. S’adapter rapidement aux changements est également une compétence essentielle à ce poste, qu’il s’agisse de progrès technologiques ou d’évolution des environnements de travail. Ces traits caractéristiques le rendent d’autant plus efficace dans l’analyse des conditions de travail, lui permettant ainsi de déterminer les mesures de sécurité les plus adéquates. 

« Le préventeur doit évidemment être diplomate, empathique et avoir un bon relationnel. Bien qu’il ne soit pas psychologue ou DRH, il est constamment en contact avec les différentes parties et doit donc être apte à répondre le plus efficacement possible pour satisfaire tout le monde », ajoute Angelica.

« Aujourd’hui, l’engagement de l’entreprise en matière de QVT représente un réel atout en termes d’attractivité. Les candidats sont en effet de plus en plus sensibles à ces sujets de santé au travail, de conciliation vie pro / vie perso, d’équilibre de vie... Disposer d’un poste de préventeur au sein de ses effectifs montre à quel point l’organisation est attentive à ces nouvelles attentes. Au-delà de cet aspect, l’entreprise a tout à y gagner : réduction des coûts (liés à l’absentéisme, aux arrêts maladie et accidents du travail…), diminution des risques juridiques ou encore fidélisation de ses équipes. » précise Angélica.
   

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