Tribunes
  • Comment intégrer les deskless workers dans la communication ?

Comment intégrer les deskless workers dans la communication ?

 David Keribin - Cenareo

5 questions à ... David Keribin, co-fondateur de Cenareo

La crise du Covid-19 a mis en exergue des dysfonctionnements et a accentué des désalignements entre métiers et équipes : les managers et dirigeants basés au siège (white collars), les managers sur le terrain (frontline manager) et enfin le personnel sur le terrain (frontline workers, deskless people, blue collars, emailless people...).

De nombreuses entreprises sont confrontées aujourd’hui au défi d’aligner leur différents groupes de collaborateurs qui privilégient des technologies et des logiciels de communication radicalement différents. En effet, un fossé s’est observé dans les outils utilisés : les mails pour 90% des head office leaders contre 27% pour les frontline managers qui utilisent les messages Whatsapps ou les appels.

Quelles sont les nouvelles tendances qui se dessinent autour du sujet de l’inclusion dans les outils et dans la communication en entreprise ? David Keribin (DK), CEO de Cenareo, vous partage sa vision.

Quel est le plus gros enjeu pour les entreprises aujourd'hui au regard des évolutions majeures constatées ces derniers mois ?

David Keribin : La révolution qui est en cours redessine le paysage des entreprises.  La clé pour réussir cette transformation est de fédérer tous les employés même ceux qui ne sont pas digital natives. Il est indispensable de ne pas creuser le fossé entre les white et les blue collars.

Aujourd'hui, quel est le degré d'inclusion de ces populations ?

David Keribin : Cela dépend des entreprises, mais si on prend l'exemple d'une société avec beaucoup de travailleurs sur le terrain : les 2 seuls moyens d’informer les collaborateurs sur les chantiers sont les managers et les écrans qu’on met dans les zones de pause. Or, une récente étude Lecko montre que 52% des frontline managers disent louper des informations importantes provenant du siège… Imaginez le volume d'informations provenant du siège qui n'arrive jamais aux oreilles et aux yeux des frontline workers…

Les populations qui souffrent de cette fracture numérique sont pourtant clefs pour l'entreprise...

David Keribin : Ils sont indispensables à la réussite des objectifs ! Prenons par exemple l’exemple de Luca De Meo, Directeur Général de Renault, qui a présenté en janvier dernier son plan stratégique pour les 5 prochaines années. Ce qui ressort avant tout ce sont 3 métriques clés autour de la profitabilité, du free cash flow, et de la marge opérationnelle. Ils auront sans aucun doute un impact sur le travail d'ingénierie mais vont indéniablement se vivre dans les usines. Ces objectifs, s’ils ne sont pas incarnés par les collaborateurs au quotidien, ne pourront être atteints.
Il va sans dire que l’alignement quotidien de toutes les parties prenantes à ces 3 seuls chiffres est nécessaire.

Quels sont les outils les plus adaptés pour inclure les populations les moins connectées dans cette nouvelle organisation ?

David Keribin : Les écrans de communication font partie des facteurs clés de succès de cette transformation digitale et permettent de fédérer les employés à la culture d’entreprise. En effet, ces écrans ne sont pas discriminants, ils touchent toutes les personnes qui passent à côté, c’est 65% d’impact supplémentaire par rapport à du papier, mais c’est aussi et surtout un magnifique outil pour raccrocher les équipes aux informations qui transitent sur les outils interne d’intranet ou d’employee advocacy. En connectant ces outils aux écrans, les écrans deviennent un canal de Drive-to-Web qui va pousser les collaborateurs à aller participer sur les digital workplaces.

Comment ne pas noyer les collaborateurs sous des myriades d’informations et d’outils ?

David Keribin : Le secret est de sélectionner les informations à forte valeur ajoutée.  L’interconnectivité des outils de l’entreprise est clé, que ce soit des outils de travail (digital workplace) comme des outils d’information (digital signage), leur interconnexion est la clé de l’automatisation et donc de la répétition pour maximiser son impact.

 David Keribin - Cenareo
Publié le
Il y'a 1 année
Changed
Il y'a 1 année