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Un an après : quel impact du COVID-19 sur les entreprises ?

jeu 11/03/2021 - 14:33
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Le regard de Robert Half

Paris - La Défense, le 11 mars 2021. A quelques jours de l’anniversaire du premier confinement, Robert Half, revient sur le chemin parcouru par les entreprises à l’occasion de cette année hors normes : quels enseignements tirer de la crise ? Comment continuer à s’orienter dans un monde profondément changé ? Quels enjeux au cours des mois à venir ? Eléments de réponse.

« En nous obligeant à nous confiner pour la première fois il y a un an, le COVID-19 a bouleversé l’économie française. Ce confinement a marqué pour la plupart des entreprises le commencement d’un difficile processus d’apprentissage. Les dirigeants d’entreprises et leurs salariés ont dû coopérer pour appliquer les mesures sanitaires et surmonter l’incertitude et les bouleversements de l’activité qui en ont découlé. La pandémie a changé notre quotidien, à commencer par le lieu et la manière dont nous travaillons, et a ancré dans nos habitudes des pratiques nouvelles. Nombre de ces évolutions laisseront une empreinte définitive sur l’organisation et la vie des entreprises », déclare Olivier Gélis, District Director chez Robert Half France.

1. Résilience = confiance

La pandémie a rapidement affecté la confiance entrepreneuriale et les perspectives de croissance, alors que partout les entreprises – du jour au lendemain – appliquaient un confinement et devaient gérer des niveaux d’instabilité économique sans précédent. Jamais la résilience commerciale ne s’était avérée aussi cruciale, et managers et salariés ont reconnu l’importance de l’agilité, de l’adaptabilité et de l’innovation quand ils ont dû réorienter leurs opérations et leurs objectifs durant la pandémie.

Malgré des difficultés exceptionnelles, un an après la confiance entrepreneuriale est de retour : selon une enquête récente de Robert Half, 78 % des dirigeants d’entreprises françaises se disent plutôt voire très confiants dans leurs perspectives de croissance pour 2021, même si l’incertitude persiste.


2. Le télétravail ne relève pas seulement de l’urgence : ils s’inscrit dans le long terme

Alors que son usage restait globalement marginal, l’explosion instantanée de la pratique du télétravail à la suite du premier confinement et le rôle qu’elle a pu jouer dans le maintien de l’activité ont créé un mouvement de fond en faveur des schémas de travail hybrides, dans lesquels managers et salariés partagent leur temps entre télétravail et travail en entreprise. L’enquête de Robert Half montre que la conception de l’organisation du travail a été transformée par la crise : 87 % des dirigeants d’entreprises françaises pensent que les équipes hybrides font désormais partie du paysage de l’emploi et 70 % des salariés souhaitent pouvoir choisir leur lieu de travail à l’avenir.

Les avantages du travail à distance / hybride incluent une agilité accrue à une époque changeante, et la possibilité pour les salariés d’avoir un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Pour les employeurs, c’est un accès à un vivier de talents plus vaste et la possibilité de conserver les meilleurs en explorant des schémas de travail plus souples. Les entreprises savent aussi désormais les conditions d’un travail hybride réussi : une attention particulière aux charges de travail, un maintien d’une culture d’entreprise, l’évaluation du bien-être des salariés dans des environnements hors site.

3. Les pratiques de recrutement se sont digitalisées

Les pratiques de recrutement, qui reposaient sur des rencontres physiques, ont été rapidement adaptées pour satisfaire les exigences en matière de recrutement et d’intégration des entreprises, impatientes de s’assurer les meilleurs candidats sur un marché du travail encore très compétitif. D’après une autre enquête de Robert Half, en 2020, les changements les plus fréquents liés au recrutement ont été les entretiens et l’intégration à distance (70 %) et les propositions de postes entièrement en télétravail (72 %).    

De nombreuses entreprises ont continué à recruter notamment en raison d’un surcroît d’activité dans toutes les fonctions considérées comme essentielles à la survie de l’entreprise. Les équipes techniques ont, par exemple, dû répondre à l’accélération de la digitalisation pour toutes les opérations internes, les services et les produits en raison de la pandémie. Les équipes financières ont contribué à la planification et à la préparation des stratégies futures. Les équipes RH ont vu leur charge de travail s’alourdir, avec la nécessité de gérer les changements des politiques et des protocoles sur le lieu de travail, et d’assurer le bien-être des télétravailleurs.

4. La culture d’entreprise est plus que jamais essentielle

Les capacités d’agilité et d’adaptabilité des entreprises sont désormais cruciales pour rester compétitif. L’un des principaux points positifs issus de la pandémie est que les entreprises ont découvert de nouveaux moyens de soutenir et d’encourager les valeurs fondamentales comme la collaboration, l’implication, la productivité et l’innovation, aussi bien dans des environnements d’équipe virtuels que physiques. Indubitablement, ces valeurs se sont non seulement avérées essentielles pour surmonter la pandémie, mais elles contribuent également à préparer les salariés à l’avenir du travail, qui sera probablement fondé sur des environnements solidaires, empathiques et inclusifs, que le travail se fasse en présentiel ou à distance.

Et ensuite ?

2021 reste une année de reconstruction. Les priorités stratégiques pour 2021 commencent à se traduire par de nouveaux projets et initiatives. Notre récent rapport «Tendances du recrutement » révèle qu’il existe des opportunités pour les entreprises et les salariés, malgré les défis et les turbulences liés à la pandémie.

Bien que la réduction des coûts et l’équilibre budgétaire restent des priorités pour nombre de dirigeants, les entreprises entrevoient aussi des opportunités de croissance par le biais d’initiatives qui boostent l’efficience et la compétitivité. Selon notre enquête, les DSI donnent la priorité aux actions en matière de cybersécurité, de Big Data, de transformation numérique, de projets / initiatives liés au cloud, d’innovation et de nouvelles technologies, tandis que les directeurs financiers se concentrent sur l’automatisation des processus financiers et comptables, le respect des normes comptables et de reporting financier, l’analyse des données et la conformité réglementaire.

Au cours de l’année à venir, il existera probablement une demande accrue des entreprises pour des rôles tels qu’ingénieur DevOps, ingénieur systèmes et réseaux ou encore RSSI, au moment où elles accélèrent leur transformation numérique d’un point de vue interne et externe. De même, les professionnels de la finance, au fait des technologies et de l’exploitation des datas, joueront un rôle essentiel pour aider les dirigeants d’entreprises à effectuer des prévisions, à favoriser l’efficience et à développer des stratégies agiles pour l’avenir.

« Si l’incertitude, les crises et les objectifs fluctuants en 2020 ont nécessité des niveaux incomparables d’agilité commerciale, de résilience et d’expertise en matière de planification, nous avons pu constater nous-mêmes combien sont nombreuses les entreprises à avoir relevé le défi. Elles ont augmenté leurs capacités technologiques, adapté leurs processus, mis en place le télétravail et optimisé les compétences de leurs collaborateurs. Ainsi, en faisant l’inventaire de leurs besoins et en s’orientant en conséquence, les entreprises se sont mises en position de pouvoir bénéficier des nouvelles opportunités et de la période économiquement plus favorable qui se profile », conclut Olivier Gélis.   

 

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